Je suis intégratrice web et, non, le métier d’intégrateur n’est pas voué à disparaître

L’autre jour, à un Web Apéro Nantais, on m’a dit toi, tu fais un métier rare qui est voué à disparaître.

Moi, je suis intégratrice web. Je fais du HTML et du CSS, je transforme et j’interprète des maquettes graphiques en code, toute la journée, tous les jours ; c’est mon métier.

Un peu réducteur comme définition. Mais c’est pourtant comme ça que ce métier est défini la plupart du temps. Un métier facile que n’importe qui bossant dans la création de sites web peut faire, diront certains. D’ailleurs, HTML et CSS, ce ne sont même pas de vrais langages, diront d’autres.

En vérité, l’intégration, c’est bien plus que ça.

La plupart des développeurs n’aime pas faire de l’intégration et le font par dépit, par nécessité. Ils sont généralement bien contents d’avoir un intégrateur dans leur équipe. D’autant que depuis quelques années, le métier est devenu encore un peu plus pointu avec le responsive webdesign, les outils comme les pré-processeurs CSS (qui facilitent les choses mais dont il faut bien comprendre le fonctionnement pour savoir ce qu’ils génèrent en sortie), les balises sémantiques arrivées avec le HTML5, etc…

Intégrateur web, un métier pluriel

Un intégrateur doit être multi-casquettes car c’est lui qui fait le lien entre le web designer et le développeur.

Il doit connaître un peu le graphisme pour voir toutes les subtilités des maquettes. Et, il doit savoir utiliser les outils de conception graphiques tels que Photoshop et Illustrator afin de pouvoir récupérer ce dont il a besoin pour faire son CSS.

Il doit connaître un peu les langages de développement tels que PHP, JavaScript, Java car son intégration va souvent s’inscrire directement dans l’environnement de développement. Bien sûr, il ne s’agit pas de savoir développer forcément mais au moins de comprendre ce qui se passe dans les grandes lignes : conditions, boucles, variables ne doivent pas lui être totalement étrangères.

L’intégrateur connaît donc un peu (ou beaucoup) presque tous les métiers de la chaîne de conception d’un site web. Mais, celui qu’il doit maîtriser par dessus tout, c’est bien sûr l’intégration.

Et l’intégration, c’est quoi, alors ?

Du HTML et du CSS, certes mais pas n’importe comment. Dans les règles de l’art. Les standards du W3C, c’est la vie. Parce qu’il faut bien le dire, s’il n’y avait pas le W3C, on en serait toujours à un web à 50 vitesses où chaque agent utilisateur, chaque navigateur ferait bien ce qu’il veut comme ça l’arrange. Vous vous souvenez des sites affichant « Ce site a été optimisé pour Mozilla Firefox. » ? Ce temps là est révolu et c’est tant mieux !

Pardon, mais… W quoi ?

Ah oui parce qu’en fait, je me rends compte depuis peu qu’il y a de nombreux intégrateurs web qui ne connaissent pas le W3C. C’est la base mais elle n’est pas enseignée dans les formations. Tout. va. bien.

Bref, donc, pour bien faire son boulot d’intégrateur, il faut connaître le W3C. Pas par cœur, faut pas déconner ; c’est pas pour rien qu’il y a un validateur. Mais à force, soyons clairs, ça finit bien par rentrer.

C’est tout ?

En fait, non…

L’intégrateur doit faire un travail de qualité. Comme tout le monde me direz-vous mais beaucoup d’éléments dépendent de cette qualité ; c’est donc indispensable. Et ça passe par le respect des règles du W3C mais pas que :

  • Comme les développeurs, il doit penser à ceux qui passeront après lui ou à lui dans 6 mois et donc produire un code maintenable : structuré, compréhensible, propre, commenté, réutilisable.
  • Il doit aussi préparer le terrain pour ce qui sera très impactant après la mise en ligne du site : référencement, performance, compatibilité des navigateurs, accessibilité.

Rien que ça ! C’est ce qui en fait un métier intéressant, en fait.

Heureusement, si on fait un site accessible, il sera plus compatible avec tous les agents utilisateurs (navigateurs, technologies d’assistance, etc.) et le référencement y gagnera aussi puisqu’on aura bien structuré ses pages notamment. Du coup, on s’y retrouve dans cette pluridisciplinarité.

Tout ça, ça fait partie de la qualité web et tous les intégrateurs devraient connaître un peu tout ça même si ce n’est pas à la perfection car on est tous perfectibles. Normalement, on s’améliore avec le temps car on acquiert toujours plus de connaissances en lisant, en veillant, en se formant, en échangeant.

Pourquoi tu dis toujours « intégrateur » et pas « développeur front-end » ? Tu es « so has been  »…

À propos du débat sur le choix des mots, je vous le dis tout net, je ne me considère pas comme « développeur front-end » et c’est sûrement pour ça qu’on me dit que mon métier est voué à disparaître car on croit, à tort, que le développeur front-end remplace l’intégrateur.

Intégrateur web et développeur front-end, ce n’est pas pareil.

  1. En dépit de ce que véhicule ce genre de site sans se poser de question, on trouve sur la toile de nombreux intégrateurs qui ne se reconnaissent pas dans ce pseudo-nouveau-nom : Marie Guillaumet et STPo pour ne citer qu’eux.
  2. Car  « développeur front-end », ça veut dire qu’on maîtrise JavaScript, qu’on est capable de faire un site sous Angular ou React ou autre framework JS, par exemple.
  3. Je connais des développeurs front-end qui sautent toujours sur l’occasion d’avoir un intégrateur car même si les développeurs front-end font aussi de l’intégration, ce n’est pas forcément la partie qu’ils préfèrent ni la partie qu’ils maîtrisent le mieux puisque c’est un métier à part entière (cf. plus haut dans cet article).

« Développeur front-end » a l’air certainement plus sexy que « intégrateur » tout comme « UX designer » a l’air certainement plus sexy que « graphiste ».
Pourquoi subitement tous les graphistes deviennent des « UX designers » et les intégrateurs, des « développeurs front-end » ?
Ça doit faire mieux sur le CV. Mais, si on ne maîtrise pas les aspects essentiels de ces autres métiers, alors, non, ne changeons pas le nom de notre métier sur notre CV.

D’ailleurs, quand j’ai voulu démarrer ce métier, sur mon CV, je mettais « Web designer » uniquement car, en vérité, un web designer, c’est un concepteur de sites web. Et, si j’en crois les sites anglo-saxons qui définissent ce métier (ici, , et là, encore ici, et même sur Wikipedia), un web designer réalise des maquettes et code. À l’époque, suite à l’avancement de mes recherches d’emploi, j’ai bien compris que les français avaient créé un anglicisme avec le mot « design » alors, j’ai ajouté « Intégrateur web » sur mon CV.

Au final, j’ai envie de dire qu’on se fiche pas mal du petit nom qu’on donne à notre métier tant qu’on sait expliquer ce qu’on fait, où démarre nos compétences, où elles s’arrêtent et ce que ça implique.

Aujourd’hui, je ne fais donc pas de développement en JavaScript. Ma spécialité, c’est l’accessibilité, pas le développement. En revanche, je sais comprendre grosso modo ce qui se passe dans tel ou tel script, je sais coder des choses basiques quand il le faut et ça me suffit. Pour les développements complexes, il y a des développeurs, des vrais, qui sont là pour ça. Chacun son métier et si chacun fait bien sa partie correctement et échange avec l’autre, tout roule !

Bref, l’intégrateur web est un oiseau parfois trop rare dans les entreprises ou sur les projets. Pourtant, l’intégrateur est un maillon essentiel dans la chaîne de conception d’un site Web.

Il est multi-casquettes car, en plus de bien connaître les bonnes pratiques du HTML / CSS, il doit connaître un peu de chaque métier : le graphisme, le développement, le référencement, l’accessibilité, les performances…

Il est important de noter que la plupart des bonnes pratiques de référencement et d’accessibilité passent par l’intégrateur. Pas le temps de s’ennuyer !


32 commentaires... Et vous, qu'en pensez-vous ?

  1. Merci Julie, c’est très, très bien dit :)

    J’aimerais ajouter un point à ton argumentaire contre la « disparition » de notre métier : peu importe le langage de programmation, la technologie serveur, la tendance technophile du moment, tous les sites et applications web du monde sont servis en HTML et CSS au navigateur.

    Ces deux langages sont les seuls communs à *toutes* les productions sur le web.

    Un projet n’a pas forcément besoin d’un développeur PHP, d’un développeur front-end ou d’un administrateur système. Par contre ils vont tous fournir du HTML et du CSS à un navigateur.

    En gros le seul métier nécessaire à la production web, c’est intégrateur web.

  2. Hello ! Je répète ce que j’ai dit sur Twitter à propos de cet article :

    J’approuve. Même en tant que développeur front expérimenté, je ne pourrais me passer d’un intégrateur. CSS est un vrai langage à part entière. Je ne peux pas connaître le HTML, le JS et le CSS sur le bout des doigts.

    Oui appliquer Bootstrap est largement à ma portée, mais dès qu’il faut aller plus loin ou faire sans, ça sera tout de suite plus compliqué. Aucun lien entre capacité à faire du CSS et savoir développer une application avec Angular par exemple.

  3. Tu es si mal dans ta peau et si peu confiante de ton métier que tu te sens obliger de la valoriser. A part de la masturbation intellectuel y a quoi d intéressant ? Dit ce que tu veux mais de l html et du CSS n’ont rien de langage de programmation.. C’est un peu comme si tu te sentais mathématicienne parce que tu sais résoudre une équation à 2 inconnus. Désolé mais c’est le bas du panier ton taf. Et oui tu as raison nous développeur on a pas envie de se faire chier avec du taf de niveau CaP, bep on a un potentiel bac+5 alors pk on ferait le petit boulot, un chef ne se salit pas les mains il laisse ça a ces grouillot. Ton métier désolé de le dire est facilement remplaçable par des automatismes d ici 3 – 4 ans tu ne sera que quelqu’un qui donnera un avis personnel sur l esthétique global. Fini l html fini le CSS. Comme tout métier de l art et de la mode c’est inutile futile et incompréhensible par la masse. Personne ne voit les messages derrière vos design. Bref allez bon courage pour le chômage.

  4. Bah le truc justement, c’est que les langages du web bougent beaucoup. Un exemple à la con : React. En react, la façon de faire pour générer de l’HTML c’est en JSX et il faut dans ce cas, bien maitriser javascript.
    De plus, souvent, au delà de l’HTML, il y a les interactions, les animations, etc. Et ça ne passe pas que par du CSS et de l’HTML encore une fois.
    Ce métier n’est pas nécessairement voué à disparaitre, mais il y a de fortes chances que le javascript serve de plus en plus dans le future de base plutôt que comme un moyen de faire de petites modifications dans le DOM après coup.

    Par ailleurs, tu semble accorder beaucoup d’importance à la qualité d’une intégration et du code HTML produit sur un site web. Je suis entièrement d’accord avec toi, mais en faisant un tour sur ton site perso, j’ai très vite déchanté : des classes de type « h3-home » (qui mélange sémantique et style), « gras » (en français et inutile), « layout- task– » (surement, un oublis) et aussi une utilisation intensive des IDs, du mélange entre snake_case et kebab-case. Enfin bref, c’est dommage de défendre à ce point ce métier et d’en donner un très mauvais exemple…

  5. Pour répondre à ce qui concerne la qualité de mon CSS sur mes sites, il se trouve que mes sites sont assez vieux maintenant et que, comme je l’ai dit dans mon article, on s’améliore avec le temps. Ces écueils, je les ai repérés mais je n’ai pas encore eu le temps de les corriger mais ça viendra. Merci pour ton retour :-)

  6. +1

    Je suis team leader dev back + js et je fait des sites moches qui marchent.

    J’ai absolument besoin à mes cotés d’un integrateur, et aussi d’un product owner.

  7. Comme tu le dis l’intégrateur n’est pas en voie de disparition, il est surtout rare. À part dans des grosses structures, généralement l’intégrateur est aussi développeur. De part mon expérience dans plusieurs agences de communication (je ne parle pas de SSII) j’ai toujours eu la casquette de développeur et intégrateur.

    Tous ces noms pompeux anglais pour qualifier son métier me font bien rire. Comme tu le dis si bien, ça me fait doucement rire de voir des mecs faire de l’intégration mais qui n’ont aucune notion ou sensibilité graphique et inversement, ça me fait doucement rire de voir des gens qui ne savent pas comment fonctionne un langage dynamique faire du HTML/CSS sans jamais penser à comment la page va être générée.

    après le problème maintenant c’est qu’on veut des gens spécialisés mais au final quand tu lis les offres d’emplois, les mecs sont censé savoir tout faire ! Pour prendre mon cas, je sais faire énormément de choses, allant d’un site responsive, au graphisme jusqu’à développer en Java, j’ai moult cordes à mon arc, mais vu que je ne suis pas spécialisé dans un domaine particulier ça devient compliqué de répondre à la demande sur le marché de l’emploi.

  8. Merci Julie pour cet article, il est vrai qu’un peu de respect pour nos métiers ça serait bien…

  9. Merci Julie pour cet excellent article. Je n’hésiterais pas à le faire lire à toutes personnes doutant de l’importance de notre métier.

    Il n’y a pas si longtemps, je me posais justement la question de l’évolution du métier d’intégrateur.trice Web. J’ai l’impression que le marché recherche de plus en plus de développeur front-end en y ajoutant les compétences de l’intégrateur … le nouveau « mouton à cinq pattes » qu’on avait avant avec le « wedesigner – intégrateur ».
    Le métier a souvent été confondu dans un autre, il a donc du mal à se faire connaitre en tant que tel alors qu’il s’agit d’un des maillons les important (si ce n’est le plus important) de la chaîne de création Web – pour tous les arguments que tu as très bien listé dans ton article.
    Mon poste actuel est « développeur front-end », je n’ai pourtant jamais touché à Angular, React, ou consors, par contre, mon quotidien s’inscrit dans l’explication que tu fais du métier.

    Un des soucis avec le métier d’intégrateur.trice, comme c’est le cas avec les métiers du développement en général, c’est que si visuellement c’est « OK » et que « ça fonctionne », très souvent le travail est considéré comme bon même si la prise en compte de l’accessibilité, du référencement, des performances est mauvaise. C’est pour ça que parfois un développeur front ou back, voire même un webdesigner, s’occupe de l’intégration et tout ça malgré les risques et les surcoûts que ça peut représenter à moyen ou long terme.

    Autre chose qui porte préjudice au métier, c’est la méconnaissance du marché et des recruteurs de ce métier. Les offres ayant pour titre « Intégrateur.trice Web » sont rares, souvent on recherche un autre poste avec « maîtrise de HTML/CSS », pas un mot sur l’accessibilité, référencement, performance, qualité qui sont pourtant au coeur de notre métier.

    C’est probablement pour ces raisons que le métier d’intégrateur.trice Web a du mal à exister de lui même.

  10. Bravo et merci pour cet article !

    Pour paraphraser Gaël, je suis 100% d’accord parce que :

     » peu importe le langage de programmation, la technologie serveur, la tendance technophile du moment, tous les sites et applications web du monde sont servis en HTML et CSS au navigateur  »

    Et ça trop de gens ont tendance à l’oublier !

  11. Salut,

    Figure-toi qu’il y a quelques années, je prédisais plus ou moins la disparition de l’intégrateur au profit du développeur front-end, dans une conférence dont les diapos étaient justement illustrées par… stpo —quel petit monde !

    cf. https://nota-bene.org/Integrateurs-montez-au-front-Paris-Web-2009

    Et donc comme je suis un très mauvais futuriste, je suis très content de lire ton article, qui est tout à fait censé et fort bien argumenté. Comme le dit Marie, content de voir la relève assurée. Keep on keepin’on, comme on dit :)

  12. Bonjour,

    Merci pour ce billet valorisant le métier, il est vrai que c’est bon de se rassurer mais à l’avenir ( proche) ce seront bien les algorithmes ou préprocesseurs -appelons les comme on veut- qui génèreront du html/css que cela nous plaise ou non, et cela vous le savez bien existe déjà.

    Bien sûr le métier ne disparaîtra pas complètement s’il y a un réel savoir-faire et un « œil » pour la mise en page, un peu comme le cordonnier de quartier (il n’y en a plus beaucoup…).
    Cela restera je pense l’exception pour des sites d’exceptions ;-) .

    C’est le perpétuel pharmakon comme dit très bien le philosophe Bernard Stiegler qui en connaît un rayon sur l’automatisation. Salutations et bon courage.

  13. Bonjour. Oui, on peut automatiser l’intégration HTML / CSS et ça se fait depuis très longtemps mais la qualité n’est pas souvent au rendez-vous de ces générateurs. Par ailleurs, on n’arrive déjà pas à automatiser les tests d’accessibilité à 100% donc produire un code accessible automatiquement… Tant qu’il y aura des humains pour consulter le web, il y aura besoin d’humains pour le concevoir.

  14. @John Witt : Il faut vraiment être gravement mal dans sa peau pour écrire un truc pareil… C’est pathétique !

  15. En tant que « dev front-end » je confirme que le métier du web se complexifie, et donc se spécialise aussi : designers, UX, intégrateurs, dev back, dev front, dev WebGL… autant de spécialités qui doivent évoluer et travailler ensemble pour un même objectif : l’utilisateur final.

    Sur les dernières applications web sur lesquelles j’ai pu travailler, le plus complexe et le plus long a toujours été la partie intégration et animations CSS, pour lesquels la qualité du code HTML/CSS et les performances sont primordiales. Un intégrateur.trice qui te livre une inté HTML/CSS de piètre qualité, difficilement utilisable hors-contexte, cela t’oblige à tout refaire. Ce que je veux dire par-là, c’est que l’expertise HTML/CSS/UX a une grande valeur dans une équipe.

    D’ailleurs je suis de plus en plus fan du « styleguide driven développement » (par exemple avec react-storybook), méthode consistant à travailler hors-contexte sur tous les composants graphiques, avant de les assembler dans une ou plusieurs applications.
    Et cette méthode est accessible aux intégrateurs et leur permet de monter progressivement sur la stack React, en commençant par créer des « presentational components », qui, idéalement, utiliseront du CSS « scopé » (ex : CSS modules) ou du « CSS in JS », pour que les dits composants soit utilisables partout sans risque de casse/conflit.

    J’en profite pour vous parler de « styled-components », une méthode douce pour créer des composants React à partir de CSS « classique » : https://github.com/styled-components/styled-components cela à l’avantage de produire des composants React avec du CSS scopé, autopréfixé… et facilement utilisable par vos ami(e)s développeurs.ses :)

    Tant que les « designers » utiliseront photoshop pour le web… le métier d’intégrateur a de beaux jours devant lui :)

  16. @John Witt : HTML et CSS ne sont pas des langages de programmation, mais ça reste des langages. Ensuite ton argumentaire est creux : à ce compte là, dans 5 ans, tous les métiers sont voués à disparaitre. Dans le cas particulier de l’intégration web, ça fait un bon moment que des langages sont capables d’automatiser la découpe et la production de code HTML / CSS. Pourtant, ça n’a jamais pris, ça n’a jamais véritablement fonctionné. La raison essentielle est qu’aujourd’hui encore, le résultat n’est jamais au rendez-vous. Donc à moins de concevoir une IA qui soit très très proche d’un cerveau humain, ça restera un métier d’humain. Et d’ici à ce qu’on puisse concevoir ce genre d’IA, on a le temps de voir venir.

    Ensuite, c’est un bon article, c’est juste qu’il part d’un postulat qui a dû être lancé par un débile : « toi, tu fais un métier rare qui est voué à disparaître ». C’est le même genre de personnes qui disent « y’a pas besoin de créa, y’a des thèmes WordPress ».

    Un dernier argument : l’intégration change, mais elle ne disparait pas. Je pense surtout que le métier d’intégrateur web va fusionner avec celui d’intégrateur logiciel, au travers notamment de technos transverses, comme React Native, mais surtout de la généralisation du modèle CSS Flex.

    Bref, dans le cas de John Witt comme dans celui à qui on doit la première citation dans l’article, si on ne connait pas le web et ses problématiques, évidemment, on ne peut pas voir de futur dans ce métier.

  17. Ah, le fameux débat sur l’intitulé de poste. Ce n’est pas la première fois (ni la dernière !) qu’on entend ces discussions, comme je te l’ai indiqué ce matin sur Twitter, par exemple ici : http://openweb.eu.org/articles/integrateur-au-developpeur-front-end-un-maillon-essentiel-qualite-web

    Pour ma part, même si j’adore cet intitulé, je ne l’utilise plus : intégrateur n’est qu’une partie (même si elle est importante) des compétences que je déploie (accessibilité, PE, perfs, animations, etc.). Et accessoirement, je considère que nous sommes des dévs. De CSS/HTML/accessibilité/etc.

    Alors, certes, je ne suis pas pur développeur JavaScript au sens « je ne maitrise pas tel framework JS ». Mais on est une pièce du front-end, et je vois pas de raison de se dévaloriser.

    On a le droit (et le devoir !) d’être humbles dans nos connaissances, mais pas besoin de systématiquement se sous-estimer ou se rabaisser. Les bons architectes en CSS sont très rares. Ce sont des compétences, ni plus mauvaises ni meilleures que d’autres.

    C’est pour cela que je me présente comme développeur front-end : je développe sur le front-end.

    P.S : Tiens, j’ai fouillé qq vieilleries sur mon blog sur le sujet, et disons-le clairement, j’ai la flemme de tout retaper… les blogs, ça sert aussi à ça :) :

    - j’ai imaginé me parler à mon moi intégrateur débutant dans une discussion improbable (avec en filigrane l’importance de la place de l’intégrateur, écrit en 2014) : https://www.nicolas-hoffmann.net/source/1635-Vous-souvenez-vous-du-futur.html
    – la non-reconnaissance du métier et l’importance des conférences (en 2013) : https://www.nicolas-hoffmann.net/source/1571-L-importance-des-conferences-rencontres.html
    – qq réflexions autour du domaine de l’inté qui a subi de gros changements dans sa reconnaissance (écrit en 2014) https://www.nicolas-hoffmann.net/source/1640-L-integration-se-regarde-le-nombril.html

  18. @Nico : En fait, je ne me rabaisse pas en disant que je suis intégratrice et non pas développeuse front-end. Il y a, bien sûr, des intégrateurs qui sont développeurs front-end, comme toi, qui a su réaliser ces supers plugins jQuery pour l’accessibilité. Pour ma part, je n’ai pas ce niveau en JS pour pouvoir faire ça et, dans la mesure où je ne sais faire que du basique, alors, non je ne suis pas développeuse. Mais franchement, aujourd’hui, j’ai bien assez à faire avec tout ce que je sais déjà faire pour ne pas ajouter cette corde à mon arc (et ça ne veut pas dire que, demain, je n’apprendrai pas). C’est pour ça que je dis, qu’au final, on se fiche du petit nom qu’on nous donne tant que, nous, on sait se définir. Et ce n’est pas parce qu’on est « seulement » intégrateur que notre travail mérite moins de reconnaissance que celui d’un développeur ; je crois que je l’ai suffisamment détaillé dans mon article :-)

  19. @John Witt : C’est vrai que des conneries, on peut en lire beaucoup sur la toile. Mais là, ça va loin.
    Déjà rien qu’à lire « Personne ne voit les messages derrière vos design », on voit le niveau de compréhension. Tu MAITRISES ce dont tu parles, ça laisse songeur.
    Pour avoir fait bac +5 ET 12 ans de dev back end, je peux assurer que le HTML et le CSS sont des langages qui demandent sinon plus, autant de veille, de connaissance et d’expertise qu’un Java ou un PHP.
    Et surtout, après tant d’année dans le métier, des « chef[s] ne se sali[ssan]t pas les mains », c’est surtout à ce niveau qu’on y rencontre les plus grands incompétents de la Terre. Un tant soit peu d’expérience t’évite de sortir de telle connerie tant il est connu que les meilleurs restent à faire le bon boulot. Mais ça, seuls ceux qui ont vécu un minimum le savent.
    Pour finir, ça fait maintenant bien plus de 10 ans que j’entends de temps en temps cette grosse ânerie sortir : « Ton métier désolé de le dire est facilement remplaçable par des automatismes d ici 3 – 4 ans ». On attend encore mon chou.
    Pour être des 2 côtés de la « barrière », je peux te garantir qu’on est pas prêt de voir ça arriver (à moins que tu sois un adepte des sites en 2 clics, mais là, on ne peut plus rien pour toi)

    Allez, retourne faire joujou avec tes feuilles Excel et tes PowerPoint de « chef », expliquer que ton projet réalisé par tes grouillots sortira dans 3 mois pétantes (ça en terme de masturbation on fait difficilement mieux)…

  20. Merci pour l’article. Je rejoins le commentaire de @revolunet. : oui le métier se spécialise et tant mieux.

    Par contre il me semble important de distinguer 2 choses : un site web et une application web.

    Pour une application web on va forcément avoir besoin de développeur. Par contre je pense qu’il faut tendre à éliminer le besoin de développement sur un site web. Éventuellement on pourra retrouver des fonctionnalités à développer sur un site, mais on les considérera alors comme une mini application web au sein du site.

    Ce qui me semble sûr c’est que dans les deux cas on aura besoin de compétences en html / css. Pour un site web, ces compétence devraient théoriquement suffire d’ailleurs.

    Ce qu’il reste à inventer ou à éprouver à mon sens c’est la façon de travailler sur une application web avec des components. Le mode d’interaction spécialiste html / css et spécialiste js est à définir. Les pistes que propose @revolunet me semblent excellentes. À noter aussi que sur ce domaine, certaines personnes sont multi-compétences – tant mieux pour elles. Mais ça ne sera pas le cas de tout le monde et tendre vers cette multi-compétence pour tout le monde me semble illusoire, voire peu productif.

  21. Salut Julie,
    Je te comprends. J’ai débuté en 97 avec HTML 3.2. Une partie de ton article ne s’applique pas qu’au titre « webdesign / intégration / dev front-end… » mais bien à tous les métiers web. Par exemple depuis que je me suis spécialisé dans la visibilité pour les moteurs de recherche, je retrouve les termes (par ordre d’apparition) de référenceur, référenceur naturel, seo, inbound marketer, growth hacker… Chaque itération amène bien sûr sa nouveauté (comme les préprocesseurs que tu cites), mais le BA-ba du métier reste le même, je suis d’accord.
    Moi qui plaide coupable pour avoir fait quelques sites « optimisés pour IE5 » parce qu’à l’époque la balise propriétaire marquee permettait de faire défiler du texte à l’écran sans passer par des applets java, j’ai aussi crié à la fin du métier d’intégrateur.trice web lorsque flash a étendu son règne. Aujourd’hui cette menace n’est plus qu’un fantôme.
    D’autre part, on a beau avoir du bootstrap ou du foundation partout, ce n’est pas ça qui va entraîner la fin de ce métier. Ceux qui ne le comprennent pas ne voient que par les templates/gabarits les plus répandus. Mais dès qu’il s’agit de partir d’un design original, il faut quand même bien quelqu’un pour s’arracher les cheveux sur les mixins non ?
    Enfin, j’abonde dans l’évangélisation des bonnes pratiques dans ce métier d’intégrateur.trice web : accessibilité, référencement, sémantique… il y a toujours énormément à faire ^^ Au plaisir de se croiser sur un Web Apéro Nantais !

  22. J’audite des sites pour des problématiques de qualité ou d’accessibilité et je peux confirmer que nous avons besoin, plus que jamais d’intégrateur·ice·s. Je dirais même mieux : nous avons besoin d’intégrateur·ice·s spécialisé·e·s.

    Une personne ne peut plus maitriser toute la richesse de HTML, CSS et JS (sans entrer dans le développement de Single Page Apps). Il faut des gens qui ont un verni global de qualité (coucou Opquast) et ensuite des gens capables d’intervenir sur des sujets plus spécifiques : l’optimisation sémantique et SEO, la gestion des SVG, les microdatas, les standards audio et video, les images RWD, les animations, la performance… il y a beaucoup de choses à connaitre et tout change très vite.

    En revanche, attention. Je rencontre aussi pas mal d’intégrateurs qui se réfugient derrière le « non, je ne suis pas un Front-End Dev. » pour ne pas apprendre à utiliser de nouveaux outils et industrialiser leurs processus. On peut ne pas savoir faire du React ou du Angular mais maitriser tout de même node, gulp, grunt, webpack, brunch… n’importe quoi mais au moins un truc pour automatiser tout un tas de tâche répétitives et consommatrices d’énergie. L’intégrateur est un développeur dans la mesure où il doit, lui aussi, de plus en plus souvent, apprendre à maitriser l’analyse de code statique, la compilation, l’automatisation… bref la constitution d’un environnement de développement productif.

    Bref, nous avons besoin d’artisans bien outillés.

  23. @Julie :
    la mesure où je ne sais faire que du basique, alors, non je ne suis pas développeuse

    Alors je me suis mal exprimé, autant pour moi : dans mon avis, tu es une développeuse qui bosse sur le front, même sans JS, point. Y a rien de basique à ces compétences.

    C’est pour ça que je dis, qu’au final, on se fiche du petit nom qu’on nous donne tant que, nous, on sait se définir.

    Oui, et il y a autant de profils que de personnes.

    Pour ma part, je le vois plus comme des skills front-end (Boris l’a très bien expliqué) : CSS, jQuery/JS, accessibilité, responsive, SVG, PE, qualité, microdatas, performances, ergo, référencement, sécurité (si si, la sécurité front, ça commence aussi à arriver sérieusement, avec des choses charmantes comme CSP/SRI/etc.), etc.
    Comme on le disait dans l’article mentionné : on ne peut pas être expert dans tout, mais rien que dans les checklistes Opquast, + d’une cinquantaine de points dépendent fortement de l’intégration.

    Et évidemment, on ne sera pas les seules personnes à être impliquées dans ces processus, mais on doit y prendre notre part.

    Pour ça, l’important est d’être capable de définir sur quel champ de mines on est capables d’intervenir, là où on a des faiblesses, là où on se sent à l’aise, etc.

    @Boris Bref, nous avons besoin d’artisans bien outillés.

    Définitivement. Et surtout outillés à bon escient.

  24. @John Witt Mouhahaha j’ai trop envie d’imprimer direct ton commentaire pour le placarder à la machine à café.

    Ta prose sent juste la bêtise crasse, on est assez loin du troll de qualité.
    Le taf « bas de panier » niveau CAP d’intégrateur, t’es probablement pas foutu de le faire proprement. On voit bien que tu n’as rien compris des enjeux du métier.

    Tu dois être le genre de gros sale qui se pignole avec des thèmes premium et qui se planque derrière des UI kits tout faits, incapable d’accorder un tant soit peu de soin et de perfectionnisme dans ce que tu fais. Incapable de répondre à un besoin réel client. Tu dois être le genre de dev-dieu devant qui les clients doivent se prosterner parce que tu es « celui qui sait ». Tu tomberas de haut un jour ou l’autre. Poussé peut-être par un dev chinois ou indien moins cher. Et j’espère que tu te feras bien mal.

    Tu es surement le premier à glapir comme un chien déféquant des noyaux de pêche quand on dit des développeurs que ce sont des petites mains de l’ombre, que monter un core-dev de startup « c’est juste de la technique, on s’en fout ». Qu’il suffit de prendre un dev, voire un stagiaire 6 mois, et hop ! Airbnb sort du four en gros.

    Ta vision élitiste est juste puante de suffisance et d’arrogance, ça en dit tong sur ta capacité à travailler en équipe. Je plains tes collègues (si tu en as). Et j’espère que tu fais moins de fautes d’orthographes dans tes noms de variables et tes commentaires de maintenance qu’ici, parce que là quand même, ça pique. Ca donne une image de toi bien prétentieuse en regard de tes compétences réelles…

    Il va falloir que tu prennes un peu de recul et de maturité sur le monde professionnel et ta posture, car amha tu dois être assez jeune (je penche aussi pour célibataire, et que tu rêvais de bosser dans le jeu video quand t’étais môme).

    Allez sors vite de ta bulle de gosse pourri gâté couvé. Tu seras jamais une grosse 1337, au mieux un salarié moyen bon père de famille, dans une société comportant des milliers de métiers différents. Ça s’appelle une économie.

    Signé : un dev qui a voulu faire de l’inté et qui a fait des sites bien moches, avant de bosser avec une vraie inté. Et crois-moi, ça a fait une putain de différence sur les projets.
    Ah oui et pour info je connais plein d’intégrateurs bac+5.

  25. Bonjour à tous,

    Merci pour vos retours. Je n’imaginais pas que mon article allait faire du bruit et sûrement pas tant que ça lorsque je l’écrivais et que je l’ai publié.

    J’espère que ça aidera à faire connaître et comprendre ce qu’est le métier d’intégrateur (ou peu importe comment vous l’appelez) à ceux qui ne savent pas ou pas bien. J’espère que ça amènera les collègues des intégrateurs à échanger avec eux ou les intégrateurs à échanger avec leurs collègues pour que chacun comprenne les problématiques de l’autre et que tout le monde puisse travailler en harmonie sur les projets.

    Je vois qu’il y a des personnes très fermées qui se sentent très supérieures aux « pauvres petits intégrateurs qui n’ont pas un Bac +5 » et je le regrette. Il me semble que les entreprises se rendent de plus en plus compte chaque jour que le niveau de diplôme ne veut pas toujours dire grand chose. Ce cher John Witt nous le prouve très bien mais il n’est pas seul et c’est pour ça que j’ai publié son commentaire. Je pense que tout le monde lui a bien dit ce qu’il pensait sur cette page et sur Twitter et qu’il faut maintenant arrêter. S’il repasse par là, je pense qu’il aura compris. J’ai évité de publier les trolls les plus trollesques et j’éviterai désormais de publier les nouvelles réponses à ce monsieur.

    Merci à tous ! Longue vie aux intégrateurs et à tous les métiers du web ! :-)

  26. Je rejoins Boris sur l’évolution de la stack front-end. Tu cites les pre-processeurs, mais pour les freelances ou celles et ceux qui sont amené·e·s à devoir faire plus que l’intégration, il y a aussi les automatiseurs de tâches (npm, gulp, grunt, webpack), le versionnement, le déploiement continu, les générateurs de site statique (Jekyll, Middleman, Hexo ou Hugo) ou les flat CMS (Kirby, Grav, Lektor), etc. Et là pour le coup, la frontière entré inté et dev est déjà plus floue car même si la majeure partie de ton travail est plus axé HTML, CSS, mobile, a11y, SEO, UX tu te retrouves à utiliser la même stack qu’un développeur front-end qui fait des applications web en React, Vue ou en Elm. Après je connais des intés qui n’ont pas forcément l’occasion de manipuler ces outils et qui préfèrent se spécialiser pour faire des trucs super avec du SVG, du CSS et un peu de JS. Je suis pas sur que tous les dev front-end si bien attitrés maîtrisent aussi bien tous ces aspects. Bref s’il y a bien un domaine ou la porosité est grande c’est bien la conception web. Y’a des UX Designer qui codent, des développeurs sensibles à la typographie, y’a de tout.

    Et à côté de ça comme le rappelle fort justement Julien, les métiers se spécialisent et il faut respecter les expertises de chacun, *les meilleures équipes sont les équipes multi-disciplinaires, celles où les compétences en marketing, UX, Design, intégration et en développement sauront travailler en bonne intelligence pour obtenir un résultat qui dépassera ce qu’aurait pu faire chacun individuellement ou avec moins de diversités de compétences.

    Rémi (@hteumeuleu) expliquerait mieux que moi qu’intégrer des emailings, c’est aussi un métier à
    part entière !

    Il y a une forte pression aujourd’hui sur les compétences en JS, car après avoir été longtemps moqué, il s’est imposé partout, côté client et côté serveur. Oui ça bouge beaucoup dans ce écosystème et oui des compétences en JS sont indispensables, ne serait-ce que pour implémenter un Service Worker et développer une Progressive Web App, mais ceux qui disent que les intégrateurs sont voués à disparaître sont les mêmes qui pensent qu’un développeur web devrait tout savoir, tout connaître, faire du HTML, CSS, JS, j’en passe et des meilleurs, vous connaissez les annonces à rallonge tout aussi bien que moi. Les chasseurs de licornes sont de doux rêveurs qui ne connaissent pas les réalités de nos métiers, que tu rappelles fort justement.
    Laissons les rêver et continuons à progresser chacun à notre rythme dans les domaines qui nous passionnent.

    C’est vrai ça, il faut de tout pour faire un monde.

  27. Bonjour à toutes & à tous,

    Cela fait 17 ans que je fais du web (intégration, dév. php, dév. javascript, etc. …). Cet article me paraît assez pertinent et son contenu me paraît assez véridique.

    Néanmoins je ne suis pas d’accord pour dire que le CSS et l’HTML sont des langages de programmation. Pour moi ce sont des normes de mises en forme. Je ne dis pas cela pour amoindrir l’importance du HTML ou du CSS et encore moins pour dénigrer le travail de ceux qui en font. Mais il faut appeler un chat, un chat ! Il n’y a pas une once d’algorithmie dans l’application du HTML et du CSS.

    @John Witt : Que de mépris, que de bêtises dites en n’ayant l’air de rien. tu mérites amplement un petit {display:none;}

  28. Bonjour @Abou, personne n’a dit que le HTML et le CSS sont des langages de programmation mais bien des langages (tout court). Ce n’est pas la même chose :-)

  29. Et j’ajouterais que l’intégrateur est le seul à toucher au produit fini. Il a une connaissance des utilisations et de vrais notions sur les sujets d’ergonomie. Car oui au final c’est pour des clients, utilisateurs, visiteurs que ces très nombreux projets sont mis en place. L’intégrateur est diplomate et souvent force de proposition pour des graphistes qui veulent faire du beau et des développeurs qui veulent faire du code. L’HTML, le CSS mais aussi JS, XML, JSON, XSLT, etc. sont les moyens mais – et la je parle pour moi – le métier d’intégrateur web est avant tout de réaliser un compromis satisfaisant (et plus) entre les « créateurs » et les utilisateurs.

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