Devenir intégrateur · intégratrice web

Depuis plusieurs années, je suis régulièrement contactée par des personnes qui souhaitent faire une reconversion dans le domaine du web et s’orientent, a priori, plutôt vers l’intégration web. Je réponds à tout le monde (sauf si l’adresse mail renseignée dans le formulaire de contact n’est pas la bonne, bien sûr…) même si, parfois, il faut attendre un peu (désolée !). Cependant, il y a souvent une question qui revient et qui m’embête : connais‐tu les formations qui permettent de devenir intégrateur · intégratrice web et sais‐tu si elles sont bien ? Aucune idée !

Je comprends que cette question soit posée car il est extrêmement difficile de juger de la qualité d’une formation rien qu’en voyant son descriptif et parfois juste un morceau de programme. Par ailleurs, le nombre de formations qui permettent vraiment de devenir un bon intégrateur ou une bonne intégratrice n’est quand même pas élevé du tout…

Dans cet article, je vais donc faire un point sur mon parcours avant d’aborder les points qui me semblent essentiels pour qu’une formation permette vraiment de devenir intégrateur ou intégratrice web. On terminera par une liste de formations qui existent et semblent convenir à peu près. Je demanderai alors des témoignages d’anciens·nes élèves via un questionnaire.

En complément, si vous ne l’avez pas lu, je vous invite à découvrir mon article précédent sur ce métier : Je suis intégratrice web et, non, le métier d’intégrateur n’est pas voué à disparaître.

Sommaire de l’article :

Mon parcours pour devenir intégratrice web

De mon côté, j’ai d’abord appris les rudiments de la création de sites web en autodidacte à partir de mes 15 ans. J’ai fait des sites moches et sales avec des <frame> et des tableaux parce que j’avais mal appris. C’était l’époque de XHTML et CSS2. J’allais ensuite surfer sur les sites et forums d’Alsacréations et consorts pour mieux apprendre. Je m’amusais à rendre mon code HTML et CSS valident grâce aux validateurs du W3C. Et puis, j’ai passé mon Bac et je suis arrivée en Licence Arts Plastiques pour me spécialiser en troisième année, en 2010 – 2011, en « Création numérique ». J’ai eu un cours d’informatique qui incluait les outils de bureautique et les bases du web : HTML, CSS et… SVG ! À l’époque, SVG ne fonctionnait nativement que sous Internet Explorer. Mes camarades se marraient et trouvaient ça nul. Je trouvais ça formidable. On nous a même parlé du W3C. Et, j’ai compris que c’était ça que je voulais faire comme métier.

Alors, j’ai cherché une formation, en 2011 – 2012, pour apprendre à créer des sites web. Je voulais être web designer : faire les maquettes graphiques et les intégrer en HTML et CSS. À l’époque, à Lille, il y avait deux formations en alternance en un an qui correspondaient. Elles avaient un niveau Bac+3 ; ça me permettait au moins de ne pas descendre de niveau après ma licence. Il y en avait une dont on ne m’avait pas dit du bien et une autre pour laquelle c’était un peu flou car elle était assez nouvelle. J’ai tenté la deuxième.

Elle s’appelait « Chef de projet web designer » pour, à terme, soit‐disant devenir chef de projet (ce qui ne m’intéressait pas du tout) mais le programme était varié car il permettait de voir la partie design, intégration, développement, gestion de projet, etc. Un peu de bases de tout. C’était la troisième promotion de cette formation, pas encore bien rodée. On a eu un professeur principal qui devait nous enseigner ergonomie, web design et gestion de projet qui nous lisait des contenus d’internet qu’on devait recopier comme une dictée (jusqu’au jour où on a tapé une phrase dans Google). Ce n’était pas vraiment la formation rêvée même si j’ai quand même eu d’autres cours qui étaient très passionnants avec des professeurs vraiment très bien. J’ai quand même appris des choses. Et les projets à réaliser tout au long de l’année étaient cools.

Mais, il manquait un pilier essentiel : qu’est-ce qui fait un projet web de qualité ? Par exemple, on n’a jamais parlé d’accessibilité, de performances, de référencement naturel, de sécurité…

Heureusement, j’ai fait cette formation en alternance donc cela m’a permis d’apprendre encore plus, d’aller plus loin et d’être déjà lancée dans le monde du travail après mon diplôme. Et, j’ai été embauchée par l’entreprise qui m’avait accueillie en alternance. Dans cette entreprise, on m’a très vite appris les bases du SEO et j’ai continué à me documenter sur le sujet.

Sans cette formation et sans cette entreprise qui a bien voulu croire en moi, je n’en serais pas là aujourd’hui. Je ne vous cache pas que trouver une entreprise pour exercer une alternance (en contrat de professionnalisation qui coûte cher, en plus) quand on n’a aucune expérience professionnelle et qu’on fait des sites moches et pas très propres, c’est quand même super difficile ! J’ai fini en stage parce que c’était moins cher mais je ne le regrette pas.

Par la suite, j’ai découvert l’accessibilité web, par moi‐même d’abord. Puis, j’ai demandé à mon employeur de l’époque si je pouvais avoir une formation à ce sujet. Ainsi, en 2016, j’ai été formée à la réalisation d’audits d’accessibilité web. Ça m’a permis de faire un bond considérable dans mes compétences sur l’accessibilité mais également dans mes compétences d’intégration. En effet, de nombreux critères d’accessibilité concernent l’intégration et être formée a transformé pas mal de mes pratiques que je pensais bonnes mais ne l’étaient pas en réalité. En le sachant dès le départ, j’aurais fait de meilleurs sites plus tôt et je n’aurais pas dû déconstruire mes apprentissages.

Points clés d’une formation pour exercer le métier d’intégrateur web

Aujourd’hui, avec bien plus de recul et quelques années à exercer ce métier, je peux présenter ce qui me semble être les points essentiels à retrouver dans une formation quand on veut devenir intégrateur · intégratrice web. (Si j’ai oublié quelque chose, surtout, dites‐le moi ;-) )

Il n’existe apparemment que très peu de formations pour devenir intégrateur ou intégratrice web. Il y a bien plus de formations pour devenir développeur ou développeuse web. Il faut alors faire la part des choses entre les formations de développement où on survole HTML et CSS et les formations de développement où on apprend à maîtriser HTML et CSS. Pour être intégrateur · intégratrice, ce sont les formations de la deuxième catégorie qu’il faudra viser. Et si, parmi ces formations, on y trouve plus que du HTML, du CSS et du développement et donc aussi du design, de l’accessibilité, de la qualité web, etc. alors là, on sera sur une vraie bonne voie.

Les points qui me semblent essentiels pour ce type de formation :

  • voir en profondeur l’intégration HTML – CSS :
    • la sémantique HTML. (Ici, c’est l’accessibilité et le SEO qui entrent en jeu également.)
    • le responsive web design. (Il pourrait être intéressant d’aborder la performance et l’éco-conception web à ce moment‐là.)
    • la compatibilité entre les navigateurs (qui est bien moins un casse‐tête aujourd’hui que quand j’ai démarré ce métier)
    • apprendre à écrire du CSS sans pré‐processeur CSS (et sans Bootstrap !). Ensuite, et seulement ensuite, on peut apprendre à les utiliser.
      CSS n’est pas facile et il y a énormément de choses à apprendre ; pas seulement Flexbox et Grid.
    • apprendre à écrire du code conforme aux standards en vigueur, en respectant des règles établies et en les comprenant ; ce qui permet de développer son esprit critique face aux standards pour pouvoir les questionner et mieux les utiliser. (On parlera donc du W3C et du WHATWG à ce moment‐là, de la façon dont les standards sont établis et à quel point ils sont importants.)
    • apprendre à utiliser un guide de style (éventuellement, le construire mais déjà, l’utiliser). Ne pensez pas que c’est trop exigeant, ça correspond finalement au point précédent : respecter les règles établies mais avec esprit critique.
    • apprendre à coder en mode composant (pour rejoindre le point précédent) afin de :
      • ne pas créer de régression à chaque fois qu’on fait une modification dans la CSS (c’est que qu’on appelle la maintenabilité) ;
      • avoir un code qui puisse fonctionner indépendamment du reste. (On peut évoquer ici les méthodologies de nommage de classes, sans forcément en choisir une en particulier.)
    • aborder le design d’interaction, les animations CSS (merci @Matteobz de l’avoir rappelé)
  • aborder toutes les notions de qualité web : utilisabilité, accessibilité, performances, référencement naturel, éco‐conception, sécurité… La qualité web passe beaucoup par l’intégration pour se réaliser. Ça fait pleinement partie du métier donc il faut connaître tout ça (même si tout ne sera pas forcément vu en profondeur).
    • Le plus : le passage de la certification Opquast. Ce très bon article vous expliquera ce que c’est : Opquast, l’arme fatale contre les pipeauteurs du web.
    • Le gros plus : un accompagnement pour la certification Opquast avec des cours orientés qualité web
    • Avec ces compétences acquises, on peut normalement déjà commencer à apprendre à penser aux utilisateurs et utilisatrices d’abord, à se servir de son empathie pour créer des sites web qui répondent le plus correctement possible à leurs besoins, sans les perdre.
  • comprendre les formats d’images et leurs usages. L’apprentissage du SVG serait d’une grande utilité.
  • comprendre les bases de la typographie : règles typographiques pour écrire sur le web, polices d’écriture pour le web (webfonts) et styles, formats des polices…
  • voir au moins les bases de la conception (web design, ergonomie – UX). C’est important afin de pouvoir échanger plus efficacement avec les designers. C’est essentiel aussi pour prendre conscience qu’il faut que l’intégration corresponde aux maquettes et qu’il y a parfois de petits détails à ne pas oublier dans les maquettes. Savoir utiliser un minimum les outils graphiques comme Photoshop, Illustrator, Sketch et compagnie est toujours très utile. De plus, savoir réfléchir à une interface pour qu’elle soit conçue pour les utilisateurs est plus que nécessaire.
  • voir au moins les bases du développement (JavaScript, PHP et bases de données) voire même un peu plus que les bases.
    Il n’y a pas de raison de ne pas pouvoir devenir un vrai développeur ou une vraie développeuse front‐end qui maîtrise HTML et CSS bien correctement et le JS avec ! Savoir faire un site de A à Z peut se révéler très pratique (mais il faut alors savoir admettre qu’il y a des domaines qu’on maîtrise moins bien que d’autres car on ne peut pas être très bon partout).
  • apprendre à créer un code HTML – JS qui fonctionne aussi bien au clavier qu’à la souris. C’est de l’accessibilité et c’est très important. Il faut permettre à tout le monde d’accéder aux informations et services. C’est quand même la base d’un site fonctionnel.
  • apprendre à débugger son code et à lire et comprendre les messages d’erreur (tout langage confondus : HTML, CSS, JS, PHP…)
  • apprendre à utiliser un serveur local (WAMP, MAMP, LAMP, etc.)
  • apprendre à utiliser les outils de versionnement des fichiers (Git) pour travailler en équipe, notamment
  • apprendre à utiliser les outils d’automatisation des tâches comme Gulp et Grunt qui peuvent rendre bien des services comme, par exemple, pour les performances (minification du code, etc.) ou la compatibilité navigateurs (autopréfixeur de propriétés CSS) ou les tests de qualité du code
  • apprendre à communiquer et collaborer avec les différentes personnes d’une équipe (et c’est pour ça aussi qu’il faut connaître un minimum les autres métiers) :
    • Comment faire une critique pertinente (positive ou négative) ? Comment la recevoir ?
    • Comment gérer la revue de code (qu’on la reçoive ou qu’on la fasse) ?
    • Comment bien travailler ensemble (répartition et ordre des tâches, etc.) ?
  • aborder la culture web, numérique : droits d’auteur et licences, protection de la vie privée, réseaux sociaux, histoire du web, qu’est-ce qui fait tourner mon ordinateur, veille technologique, etc.

Bien sûr, c’est un peu la liste au Père Noël ce que je vous ai fait là. On ne trouvera a priori pas, aujourd’hui, une formation qui permet d’apprendre tout ça. Cependant, si on apprend HTML et CSS sans jamais évoquer la qualité web, il y a de fortes chances qu’il faille, par la suite, réapprendre autrement ce qu’on a appris en formation. C’est ce que j’ai vécu et ce n’est pas la meilleure façon de faire !

Certains autres points peuvent très bien être vus dans des compléments de formations si ce n’est pas vu dans la formation initiale. Ce n’est en aucun cas à laisser derrière soi.

Peut‐être qu’un jour, on arrêtera de considérer ce métier comme étant inférieur au développement web et qu’on aura enfin des vraies formations adaptées… Avec ça, on aura des intégrateurs et intégratrices bien formé·e·s. On se dira alors peut‐être que, finalement, il n’y a pas forcément de raison à cette différence de salaire parfois énorme entre les inté et les dévs web. Quand on voit déjà la liste que j’ai faite, on peut peut‐être commencer à se dire qu’on ne vaut pas forcément moins que les dévs.

On a besoin de vraies formations d’intégrateur ou intégratrice web.
Ça devient urgent.
Le web d’aujourd’hui est trop lourd et n’est pas accessible à tous parce qu’on code comme des cochons !

Et, oui, dans cette formation rêvée, il faudrait y inclure de vrais cours de développement JavaScript car c’est la réalité du marché aujourd’hui. Les entreprises recherchent des développeurs et développeuses front‐end sans savoir ce que ça signifie. On a peut‐être besoin de développeurs et développeuses front‐end mais il faut que ces personnes maîtrisent l’intégration HTML – CSS avec tout ce qui va avec. Sinon, ce sont des développeurs et développeuses JavaScript et non pas front‐end.

Les formations qui peuvent correspondre

Avant tout, il faut bien prendre en considération que je ne connais pas spécialement ce que valent vraiment les formations que j’évoque ci‐après. Je n’en sais pas plus que ce qui est dit sur les sites et ce qu’on m’en a dit suite à ce tweet (merci à toutes celles et ceux qui m’ont répondu !) :

Conseils et pré‐requis

Je ne peux donc que vous conseiller les choses suivantes :

  • Contacter les organismes de formation pour demander des informations complémentaires voire un programme complet (liste des cours, nombre d’heures pour chaque cours, etc.). C’est important de connaître le volume d’heures de cours pour chacun des programmes afin de mieux évaluer si c’est juste un survol ou un approfondissement réel de la matière enseignée.
  • Contacter les personnes qui ont fait la formation qui vous intéresse pour leur demander leur avis. Ce sera bien plus objectif que les avis d’étudiants satisfaits que publie l’école sur son site. À ce propos, je demande des témoignages tout en bas de l’article ;-)
  • Penser à suivre une formation en alternance ou, au moins, avec un stage. Ce sera plus facile de trouver un emploi après avoir eu une expérience professionnelle et ces dispositifs permettent normalement d’avoir une expérience plus facilement (mais ça ne veut pas dire que c’est facile).
  • Sachant qu’il existe encore un certain nombre d’entreprises qui basent leurs embauches et leurs grilles de salaire sur les diplômes et leur niveau, il peut être intéressant de faire une formation à niveau bac +2/+3, inscrite au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) mais ce n’est pas forcément nécessaire. À vous de voir si le diplôme vous semble important et ce que Pôle Emploi veut bien financer. En tout cas, la réalisation d’un projet « scolaire » évalué pour valider son année peut quand même être un point non négligeable.

Quelques pré‐requis avant de se lancer qui peuvent être plus qu’utiles :

  • considérer dès le départ que les utilisateurs et utilisatrices doivent être au cœur de la conception d’un site web. Ils et elles peuvent être des personnes handicapées, novices, qui naviguent simplement différemment (sans souris par exemple), etc. Pour autant, ces personnes doivent pouvoir accéder à tous les services et informations comme n’importe qui d’autre. Internet a été créé pour que tout le monde puisse être égal peu importe sa situation. C’est un principe fondamental à garder en tête au quotidien.
  • la motivation : parce qu’une reconversion, c’est pas forcément facile et que l’intégration, ce n’est pas facile non plus (contrairement à ce qu’en disent les détracteurs qui n’y connaissent rien) ;
  • la persévérance : parce qu’on fait toutes et tous des erreurs mais il faut savoir en tirer des leçons pour mieux y arriver la fois suivante ;
  • la curiosité : parce qu’une formation ne va pas forcément tout donner tout cuit dans le bec et qu’il faut savoir et avoir envie d’approfondir les sujets ;
  • et bien sûr, la rigueur : parce que ce métier n’est pas si simple qu’on le croit, qu’on est un maillon entre designers et développeurs · développeuses, et que les utilisateurs et utilisatrices de sites web comptent sur nous pour pouvoir accéder au web peu importe leur situation (handicap ou non).

Formations courtes (1 an maximum) qui peuvent amener au métier d’intégrateur web

Je parle ici des formations courtes car je réponds d’abord au besoin des personnes en reconversion qui me contactent. Elles ne vont donc pas pouvoir faire une formation en 2 ou 3 ans. J’ai séparé les formations en présentiel des formations en ligne simplement pour mieux s’y retrouver mais ce n’est pas ce critère qui fera qu’une formation est meilleure qu’une autre.

Il faut prendre cette liste avec un esprit critique par rapport aux points‐clés qu’une formation pour devenir intégrateur ou intégratrice devraient contenir dont j’ai fait la liste plus haut. En effet, il y a certaines formations ci‐dessous qui ne permettent pas du tout de remplir les critères. La formation des Gobelins et celle de l’École Multimédia sont celles que je pourrais vraiment recommander d’après leur programme. Si vous n’êtes pas en région parisienne, la formation d’OpenClassrooms et celle d’O’clock semblent assez satisfaisante. Je reste très sceptique pour les autres formations.

Les formations en présentiel

  • « Titre professionnel Designer web » – Gobelins – Recommandée
    • Lieu : Paris
    • Niveau : Titre de niveau III (équivalent Bac+2)
    • Durée : 61 jours répartis sur différents modules réalisables dans un délai de 5 ans
    • Cette formation contient beaucoup de choses que j’ai mises dans ma liste. Elle semble vraiment intéressante.
    • Cours sur la qualité web et l’accessibilité (2 jours)
    • Cours de référencement naturel (3 jours)
    • Design, intégration et développement sont vus tous les trois.
  • « Développeur front‐end » – L’École Multimédia – Recommandée
    • Lieu : Paris
    • Niveau : Bac+3
    • Durée : 1 an
    • En alternance en contrat de professionnalisation sauf si reconversion (à cause des connaissances demandées en pré‐requis)
      En cas de reconversion : formation avec financement individuel et stage alterné de 6 mois maximum
    • Cette formation contient beaucoup de choses que j’ai mises dans ma liste. Elle semble vraiment intéressante.
    • Cours sur la qualité web et introduction à l’accessibilité
    • Possibilité de passer la certification Opquast
    • Design, intégration et développement sont vus tous les trois.
  • « Licence professionnelle Métiers du numérique : conception, rédaction et réalisation web » – IUT de Clermont‐Ferrand
    • Lieu : Clermont‐Ferrand
    • Niveau : Bac+3
    • Durée : 1 an
    • Formation en alternance (contrat de professionnalisation, contrat d’apprentissage) ou formation continue avec stage de 16 semaines (possibilité de prise en charge par Pôle Emploi au‐delà de 26 ans)
    • Il est nécessaire d’avoir déjà des bases solides en création de site web pour faire cette formation. Elle sera donc potentiellement plus difficile d’accès en reconversion – à moins de travailler le sujet en amont par soi‐même.
    • Programme prévisionnel détaillé pour l’année 2018 – 2019 (PDF – 1,38 Mo)
    • Option à choisir : « développement web » ou « design multimédia ». Il est difficile de choisir car il faudrait, en fait, un mix des deux options pour le métier d’intégrateur · intégratrice web. Le responsable de la formation en a conscience et réfléchit au sujet.
    • Le responsable de la formation m’a informée que le sujet de l’accessibilité était abordé dans différents cours. Cependant, il n’y a pas de cours dédié à ce jour. Il va y réfléchir mais il faudra, bien sûr, trouver un·e intervenant·e.
    • Cours de référencement naturel
    • Design, intégration et développement sont vus tous les trois dans le tronc commun.
  • « Intégrateur frontend » – E‐COD
    • Lieu : Bordeaux
    • Durée : 2 mois
    • Cette formation contient beaucoup de choses que j’ai mises dans ma liste. Elle semble vraiment intéressante quoiqu’un peu courte.
    • Cours sur l’accessibilité, la qualité web
    • Design, intégration et développement sont vus tous les trois.
  • « Développeur intégrateur web » – Webforce3
    • Lieu : plusieurs villes en France
    • Durée : 3 mois
    • Parle de qualité web (mais semble oublier l’accessibilité ?) et de respect des normes
    • Intégration et développement sont vus (pas design).
    • Stage possible
  • « Développeur intégrateur Web » – IFOCOP
    • Lieu : plusieurs villes en France
    • Durée : 4 mois
    • Aborde le référencement mais pas les autres domaines de la qualité web
    • Intégration et développement sont vus (pas design).
    • Stage
  • « Intégrateur web » – 3W Academy
    • Lieu : plusieurs villes en France
    • Durée : 3 mois
    • Aborde le référencement mais pas les autres domaines de la qualité web
    • Intégration (16 jours) et développement (41 jours) sont vus (pas design).
  • Les formations d’Alsacréations
    • Lieu : Strasbourg et Paris
    • Durée : quelques jours
    • Nombreuses formations sur différents sujets dont accessibilité, performance.
    • Alsacréations est une entreprise reconnue et les formations qu’elle propose sont sans aucun doute de qualité.

Les formations en ligne

Les formations en ligne ci‐dessous sont généralement proposées soit avec mentorat, soit avec cours à distance. L’avantage est qu’on peut les suivre de n’importe où. Elles ne sont pas forcément moins qualitatives que les formations en présentiel.

  • « Développeur web junior » – OpenClassrooms – Satisfaisante
    • Niveau : Bac+2, inscrite au RNCP
    • Durée flexible – 6 mois
    • Mentor individuel
    • Réalisation de projet professionnalisants
    • Système « emploi garanti sous 6 mois » ou formation remboursée
    • Parcours qui peut être réalisé en alternance
    • Complément qualité web conseillé : « Réalisez un audit qualité web »
    • Intégration et développement sont vus (pas design).
  • « Développeur Web et Web Mobile » – O’clock – Satisfaisante
    • Niveau : Bac+2
    • Durée : 5 mois
    • Passage de la certification Opquast incluse
    • HTML, CSS, Git
    • Intégration et développement sont vus (pas design).
  • « Développeur Web » – ESECAD
    • Durée : flexible
    • Aborde l’accessibilité et le SEO
    • Design, intégration et développement sont vus tous les trois.
    • Stage possible
  • « Become a Front End Developer » – Udacity
    • Durée : 4 mois
    • En anglais
    • Avec mentorat
    • Un module sur l’accessibilité web est présent.
    • Nécessite d’être déjà familier avec HTML, CSS et JavaScript mais cette formation « Learn to Code » peut justement donner les bases en la faisant en amont.
    • Intégration et développement sont vus (pas design).
  • « Build Websites from Scratch » – Codecademy
    • En anglais
    • Avec mentorat
    • Intégration et développement sont vus. La partie design semble assez légère, limitée au CSS et arrive tard.
  • FreeCodeCamp
    • En anglais
    • En autoformation
    • Gratuit
    • Intégration et développement sont vus. La partie design semble assez légère, limitée au CSS.

Témoignages sur les formations

Tout ça, c’est bien joli mais maintenant, j’aimerais avoir des témoignages d’ancien·ne·s élèves sur ces formations (et peut‐être d’autres que j’aurais oublié ?) afin de pouvoir choisir plus efficacement et de bien se rendre compte de ce qu’elles valent en terme de qualité. Est‐ce que le programme correspond à la réalité enseignée (en positif ou en négatif) ? Sous combien de temps avez‐vous trouver un travail ? etc.

J’aimerais donc des témoignages d’élèves qui ont suivis ces formations il y a 3 ans au plus. Les témoignages pourront être anonymisés si vous le souhaitez et seront publiés par la suite (je ne sais pas encore sous quelle forme).

Merci pour votre aide !

Témoigner sur ma formation


5 commentaires... Et vous, qu'en pensez-vous ?

  1. Merci Julie !

    Je vais enseigner le front cette année et je me dois d’intégrer toutes ces infos pour mes futurs étudiants afin qu’ils aient des bases solides en intégration.

  2. Article très intéressant Julie.
    Je suis moi‐même intégrateur web / développeur front‐end et formateurs aux métiers du web.

    En effet, une formation avec tous les points que vous évoquez (ou du moins une bonne partie) serait très complète.

    Mais serait‐elle financièrement accessible ? Parce que c’est là que se trouve le problème des formations qui ne sont pas des arnaques. Être de qualité tout en étant abordable financièrement au plus grand nombre. Et cela passe par des compromis.

  3. Pour le financement d’une telle formation, je pense qu’il faudrait en discuter à plusieurs (avec des personnes qui connaissent bien le milieu de la formation aussi). Il existe plusieurs pistes qui pourraient être étudiées :

    • formation en alternance
    • formation pas forcément en présentiel mais avec un système de mentorat comme cela existe déjà – on pourrait même imaginer un mentorat en présentiel selon les lieux où sont les formé·e·s et les formateurs et formatrices.
    • formation sous forme de modules avec notamment, le JS poussé en module séparé. On pourrait n’enseigner que la base au départ et avoir un module complémentaire pour approfondir vraiment.

    Bref, je n’ai pas vraiment la réponse à ce jour mais si des personnes sérieuses en discutent, je suis sûre qu’on peut trouver des solutions.

  4. Merci Julie pour ce « projet » d’aide et d’accompagnement pour trouver une formation ! J’ajouterai qu’il y a toujours bien évidemment la possibilité de se former en autodidacte, parce qu’il existe de très bonnes ressources gratuites en ligne. La difficulté serait peut‐être l’accessibilité de la langue, car une majorité de ces ressources sont en anglais, néanmoins les plus motivés et ne résidant pas en Région Parisienne comme certaines de ces formations que tu évoques, pourront toujours se lancer seuls.

  5. @Yves : en effet, on peut se former en autodidacte. J’ai d’ailleurs mis une formation à réaliser en autodidacte dans ma liste. Néanmoins, le mentorat me semble une composante très importante pour bien apprendre le métier. En effet, avec des retours sur son travail, on progresse généralement beaucoup plus vite et on évacue aussi plus rapidement les mauvaises pratiques.

    Par ailleurs, ce n’est pas toujours évident de trouver un travail lorsqu’on est complètement autodidacte (et sans doute encore moins lorsqu’on fait une reconversion ?). Aussi, je pense que l’autoformation peut être un très bon complément (parfois plus que nécessaire) à une formation en présentiel ou avec mentorat.

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